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Jordanie : Le seuil du salaire maximal non respecté

2018-08-09

Une grande colère commence à être exprimée en Jordanie sur les réseaux sociaux où les internautes ont dénoncé les salaires et les bonus vertigineux de certains fonctionnaires, conseillers et membres des conseils administratifs dans différentes sociétés et entreprises malgré l’émission d’une nouvelle décision par le gouvernement qui fixe le salaire maximum à 3500 dinars.

Plusieurs publications sur les réseaux sociaux expliquent que le gouvernement d'Omar Razzaz se trouve devant un grand défi en ce qui concerne le chaos qui sème actuellement où des dizaines de protestations ouvrières, réclamant des augmentations salariales et des primes, s’organisent quotidiennement le tout dans une ambiance sociale tendue baignant dans l’inflation et le quotidien difficile.

Des activistes ont fait fuiter, sur Facebook et Twitter, quelques exemples des salaires de certains privilégiés ; des salaires qui ont varié entre 5000 et 20.000 dinars mensuellement alors que le pays passe par une grande crise financière.

Alors que la moyenne des salaires pour environ les deux tiers des travailleurs de la Jordanie est inférieure à 500 dinars par mois, plusieurs grands fonctionnaires, travaillant dans les mêmes sociétés, continuent de recevoir de grands salaires ce qui empire l’écart social et le rend encore plus dangereux.

Les chiffres dévoilent en effet un vaste écart entre les salaires des employés du secteur public de ceux qui ont été nommés au système de la fonction civile et leurs collègues du secteur privé.

Les réseaux sociaux ont, aussi, mis l’accent sur la différence entre les salaires des anciens et des nouveaux ; les anciens employés ne perçoivent en effet pas de salaire digne de leurs longues années de travail alors que les grands responsables continuent d’user de leur pouvoir pour augmenter leurs avantages et leurs primes.

Dans tout ce chaos, les écarts salariaux entre le secteur public et privé continuent de sévir sans compter les autres avantages à l’instar des indemnités de transport et du logement. Certains économistes ont d’ailleurs indiqué que ces écarts sont contraires aux règles administratives reconnues mondialement et que la Jordanie représente un cas unique dans ce cadre. Et d’ajouter que certains employés sont moralement détruits de voir des collègues, ayant les mêmes diplômes et les mêmes compétences et occupant les mêmes grades, être bien plus payés qu’ils ne le sont.

#Jordanie #Ecart #Salaires #Révolte