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Koweït : Une parlementaire réclame l'expulsion de certaines catégories de travailleurs étrangers

2019-11-09

Une députée du Parlement koweïtien a réclamé l’expulsion de certaines catégories de travailleurs étrangers et à blacklister les intéressés pour qu’ils ne puissent plus, à l’avenir, revenir au Koweït et ce dans le but de ‘protéger la composition sociétale du pays’.

La députée a expliqué sa requête par le fait que la moyenne des travailleurs étrangers au Koweït a atteint des ‘taux dangereux’ ce qui a provoqué un important déséquilibre dans la composition sociétale du pays et une hausse du taux de criminalité.

La députée a proposé l’expulsion de tous ceux dont la carte de séjour est périmée, ceux qui travaillent sans kefil, ceux qui travaillent dans un secteur différent de celui sur la base duquel ils ont obtenu leur permis de travail, ceux qui travaillent, directement ou indirectement, pour leur propre compte, les travailleurs de construction âgés de plus de 40 ans ou souffrant d’une maladie ou d’un handicap, les enseignants et les travailleurs des écoles publiques. L’intéressée a ajouté que lorsque le travailleur étranger est expulsé, sa famille doit partir avec lui et a indiqué que tous ceux qui ont à leur actif un verdict juridique (même en cas d’amnistie) ou des violations de conduite, doivent quitter le Koweït après avoir payé une amende de 500 dinars.

Dans la proposition parlementaire, il a été indiqué que le nom du travailleur sera classé sur une liste noire pour qu’il ne puisse pas revenir au Koweït. Par ailleurs, toute personne qui aide un migrant irrégulier (pour le logement ou autre) sera sanctionnée alors que la période de séjour pour les travailleurs étrangers a été fixée à cinq années renouvelable à cinq autres. Le séjour de l’étranger devra aussi être basé sur ses compétences et son niveau académique.