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Liban : Le mouvement social et civil se poursuit

2019-10-20

La rue libanaise continue de vivre sur le rythme des protestations sociales et civiles suite aux 72H de délai accordé par le chef du gouvernement, Saad Hariri, à son équipe pour trouver une solution capable d’apaiser les tensions sociales. Au cours de leurs manifestations, les protestataires ont appelé à l’évincement du gouvernement actuel et au départ des figures de la classe politique. Les manifestants ont aussi dénoncé les nouvelles taxes imposées par le gouvernement sur les communications internet.

Des médias locaux et internationaux ont par ailleurs rapporté qu’un calme précaire a régné sur Beyrouth suite à de longues heures de protestations où la police a eu recours à plusieurs moyens pour faire éloigner les manifestants qui ont tenté d’approcher le siège de la présidence du gouvernement.

A Tripoli, plus de cinq personnes, dont une décédée plus tard, ont été blessées suite à des coups de feu tirés aux environs de la manifestation. La chaîne libanaise privée ‘Al Jadeed’ a affirmé que les coups de feu sur les manifestants ont été tirés par les gardes de l’ancien vice-président du Parlement, Mosbah Adhab.

D’autres protestations ont été organisées à la banlieue sud de Beyrouth, fief du Parti Hezbollah (l’une des plus importantes composantes du gouvernement Hariri), et à la ville de Nabatieh, là où logent les députés du Hezbollah et du Parti Amal. Dans la ville de Tyr, fief du parti Amal et du président du Parlement Nabih Barri, plusieurs habitants sont sortis pour protester contre le parti et son chef.

Des médias ont dans ce cadre affirmé que la police a arrêté environ 70 personnes pour accusations de ‘sabotage, incendie criminel et vol au centre-ville de Beyrouth’.

De son côté, le secrétaire-général de la Croix rouge au Liban, George Kattanah, a déclaré que l’organisation a soigné 64 blessés et a transporté 530 blessés vers des hôpitaux.

Rappelons que les protestations au Liban ont éclaté après que le gouvernement ait décidé d’une nouvelle taxe sur les communications internet. L’annulation de

cette taxe n’a pas suffi pour stopper les manifestations et le pays continue à vivre sur le rythme des protestations avec des citoyens qui dénoncent la situation économique, la dévaluation de la monnaie nationale et la faillite économique certaine qui guette le Liban.